Été 1962 : 3 060 sociétaires inscrites au grand livre du Cercle, dix indices pour les départager. Rayez au crayon jusqu'à la dernière debout, puis calculez son code — lui seul dit si vous la tenez.
Canton de Villevieille, été 1962. Douze dimanches de comice agricole, de salle des fêtes en salle des fêtes : confitures, gelées et conserves passent devant le jury du Cercle des ménagères, fondé en 1919. Les journées du matin sont les petites, celles de deux heures et demie les grandes, et tout le canton s'y retrouve.
Le 9 septembre, au repas de clôture sous la halle, le Cahier de la Doyenne quitte sa vitrine pendant le tour de la bannière : cinquante ans de recettes du canton recopiées à la main, chacune signée du nom de celle qui l'a donnée. Onze jours plus tard, il est de retour à sa place. La doyenne referme le Cahier et interdit qu'on en parle.
Solange Aymard avait vingt-quatre ans cet été-là. Secrétaire du Cercle, c'est elle qui avait posé la vitrine, la clef dans sa poche ; on l'a regardée soixante-quatre ans sans jamais l'accuser ni l'innocenter. À quatre-vingt-huit ans, elle lègue son carton et vous demande de reprendre l'affaire. On ne joue pas ici pour punir quelqu'un, mais pour disculper une femme encore vivante.
Pièce B
Comment on joue
Le dossier tient en huit fiches : le programme des douze journées, le plan de dressage des tables, la carte d'adhérente recto et verso, la carte du canton, le règlement du concours, la consigne des paniers, l'almanach de l'été et la main courante du 9 septembre. Chacun des dix indices renvoie à une fiche et à une colonne du grand livre — onze colonnes, 3 060 sociétaires — et vous rayez au crayon.
Le système est additif : chaque innocente ne manque qu'un seul indice, les tranches ne se recouvrent pas, et l'ordre dans lequel vous les traitez n'a aucune importance. C'est ce qui rend ce tome tenable à 3 060 noms sans jamais bloquer une lectrice, et tout est composé à seize points au minimum, grand livre compris. Deuxième volume de « La famille mène l'enquête », il reprend le moteur du tome 1 avec un décor et une affaire entièrement neufs.
La vérification passe par un code, jamais par un nom. Une table de vingt-six lettres donne une valeur à chaque lettre : vous additionnez celles du prénom, celles du nom, et vous multipliez par l'âge de votre suspecte. Le livre imprime le code de la coupable — une seule des 3 060 sociétaires l'obtient. Reste l'épilogue, imprimé en clair nulle part : il est chiffré, et ne se déchiffre qu'avec une clé tirée du code lui-même. Pour qui bloque, une page de secours est imprimée tête-bêche en fin de volume.
Pièce C
Fiche technique
Format21,6 × 27,9 cm (8,5 × 11 pouces), gros caractères
Pages204
Suspects3 060 sociétaires du Cercle des ménagères
Indices10, appuyés sur 8 fiches de dossier
Corps de texte16 pt au minimum, grand livre compris
Publicadultes ; lisibilité pensée pour les yeux fatigués, et pour être offert à la fête des grands-mères, le premier dimanche de mars
Pièce E
Questions fréquentes
La solution est-elle imprimée dans le livre ?
Le nom de la coupable, non. Le livre imprime son code : vous calculez celui de votre suspecte et vous comparez. L'épilogue, lui, est chiffré et ne se lit qu'avec une clé tirée de ce code — on ne peut pas se gâcher la surprise en feuilletant.
Est-ce vraiment lisible pour une lectrice de quatre-vingts ans ?
Tout est composé à seize points au minimum, y compris les 3 060 lignes du grand livre et ses onze colonnes. Les pages ont été contrôlées une à une pour qu'aucun texte ne déborde.
Faut-il avoir lu le tome 1 pour jouer ?
Non. « La famille mène l'enquête » compte quatre tomes indépendants ; « Mamie mène l'enquête » est le deuxième, avec un canton, un dossier et une affaire entièrement neufs.
Et si on bloque en cours d'enquête ?
Une page de secours est imprimée tête-bêche en fin de volume : elle reprend les dix indices en instructions directes. Elle ne nomme jamais la coupable et ne donne pas le code.
Depuis neuf ans, la nuit d'Halloween, il tue trois fois — et personne n'a jamais vu son visage. Trois archives en cascade, 2 220 fiches à rayer, 22 indices : d'abord un bracelet, puis une plaque, puis lui.
2 220 fiches sur 3 volets22 indices dont 3 à décoder319 pages
Été 1962, le grand concours de pétanque du canton : la médaille du doyen disparaît le soir de la finale. 3 060 licenciés au registre, dix indices, un seul nom les traverse tous.
3 060 suspects10 indices, 8 fiches de dossier204 pages
Été 1994, camping des Peupliers : l'album des étés disparaît le soir de la fête et revient onze jours plus tard avec une page de plus. 3 000 cartes de campeur, 10 indices, une seule carte reste debout.
3 000 cartes de campeur10 indices, 8 fiches de dossier186 pages