Été 1962, le grand concours de pétanque du canton : la médaille du doyen disparaît le soir de la finale. 3 060 licenciés au registre, dix indices, un seul nom les traverse tous.
Saint-Aubin, le 26 août 1962, le soir de la finale du grand concours de pétanque du canton. Cinquante ans que le doyen arbitre ; pour l'honorer, sa médaille d'honneur est exposée à la halle, près du Challenge, le temps du banquet.
Au moment de la remise des prix, le coffret est vide. Pas de bousculade, pas de cri : trois cents convives, et pas un témoin direct. On cherche, on soupçonne, on murmure, puis la vie reprend. L'affaire n'est jamais résolue.
Soixante-quatre ans plus tard, un carton arrive sur votre table : celui du secrétaire du concours, un homme qui notait tout. Sa conviction tient en une ligne, épinglée au couvercle — « Le voleur tenait une licence. Ils y sont tous. » Dans le carton : ses huit fiches, son grand registre de l'été et dix indices réunis par la gendarmerie.
Pièce B
Comment on joue
Le dossier tient en huit fiches : le calendrier des treize manches, le plan des quarante terrains, la licence type, la carte du canton, les formules d'engagement, la consigne des sacoches, l'almanach de l'été et la main courante de l'arbitre. Chacun des dix indices se croise avec une fiche et une seule — c'est là que l'enquête se joue — puis vous rayez au crayon dans le registre.
Le système est additif : chaque innocent ne rate qu'un seul indice, les tranches ne se recouvrent pas, et l'ordre dans lequel vous les traitez n'a aucune importance. C'est ce qui rend trois mille noms tenables sans jamais bloquer un lecteur. Premier volume de « La famille mène l'enquête », il est composé à seize points au minimum, registre compris : les colonnes de suspects sont aussi lisibles que le récit.
La vérification passe par un code, jamais par un nom. Une table de vingt-six lettres donne une valeur à chaque lettre : vous additionnez celles du prénom, celles du nom, et vous multipliez par l'âge de votre suspect. Le livre imprime le code du coupable — un seul des 3 060 licenciés l'obtient. Il confirme, il ne cherche pas. L'épilogue, lui, est écrit en signes et ne se déchiffre qu'avec une clé tirée de ce code. Pour qui bloque, une page de secours est imprimée tête-bêche en fin de volume : on la trouve en retournant le livre, jamais en feuilletant.
Pièce C
Fiche technique
Format21,6 × 27,9 cm (8,5 × 11 pouces), gros caractères
Pages204
Suspects3 060 licenciés de l'Union Bouliste du canton
Indices10, appuyés sur 8 fiches de dossier
Corps de texte16 pt au minimum, registre compris
Publicadultes ; lisibilité pensée pour les yeux fatigués, et pour être offert à la fête des grands-pères, le premier dimanche d'octobre
Pièce E
Questions fréquentes
La solution est-elle imprimée dans le livre ?
Le nom du coupable, non. Le livre imprime son code : vous calculez celui de votre suspect et vous comparez. L'épilogue est écrit en signes et ne se lit qu'avec une clé tirée de ce code — on ne peut pas se gâcher la fin en feuilletant.
Est-ce vraiment lisible pour quelqu'un de quatre-vingts ans ?
Tout est composé à seize points au minimum, y compris les 3 060 lignes du registre et ses dix colonnes. Les pages ont été contrôlées une à une pour qu'aucun texte ne déborde.
Faut-il s'y connaître en pétanque ?
Non. Tout ce qui sert est imprimé sur les huit fiches du dossier : ce qu'est une triplette, à partir de quel âge on est vétéran, quel côté du terrain longe la buvette. Vous comparez ce qui est écrit, vous ne calculez rien.
Et si on bloque en cours d'enquête ?
Une page de secours est imprimée tête-bêche en fin de volume : elle reprend les dix indices en instructions directes. Elle ne nomme jamais le coupable et ne donne pas le code.
Depuis neuf ans, la nuit d'Halloween, il tue trois fois — et personne n'a jamais vu son visage. Trois archives en cascade, 2 220 fiches à rayer, 22 indices : d'abord un bracelet, puis une plaque, puis lui.
2 220 fiches sur 3 volets22 indices dont 3 à décoder319 pages
Été 1962 : 3 060 sociétaires inscrites au grand livre du Cercle, dix indices pour les départager. Rayez au crayon jusqu'à la dernière debout, puis calculez son code — lui seul dit si vous la tenez.
3 060 suspectes10 indices, 8 fiches de dossier204 pages
Été 1994, camping des Peupliers : l'album des étés disparaît le soir de la fête et revient onze jours plus tard avec une page de plus. 3 000 cartes de campeur, 10 indices, une seule carte reste debout.
3 000 cartes de campeur10 indices, 8 fiches de dossier186 pages